Le canal de Dieu pour accomplir Sa Volonté sur Terre
Il nous est déjà arrivé à tous de nous poser la question de savoir pourquoi Dieu permettait le malheur sur la terre, ou encore pourquoi bien qu’il soit pleinement conscient de nos besoins, il exigeait que nous lui élevions au préalable des sujets de prière avant de nous exaucer. Cela nous semblait alors ressembler à une perte de temps ou du moins être inefficace. Mais pour comprendre cela qui régit notre vie, nous devons impérativement retourner à la Genèse, à la Création, lorsque Dieu définissait alors la vocation humaine. Il est écrit :
« Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. »
L’homme fut donc créé pour prendre soin de la création terrestre divine. A l’image de Dieu gouvernant l’univers, l’homme devait gouverner la terre : une mission hautement glorieuse que Dieu avait confiée à l’homme. Seulement l’homme ne possédait pas en lui-même de vie spirituelle, il ne possédait pas en lui-même la compétence pour accomplir cette noble mission. Dieu dans sa souveraineté décida non pas de la lui imposer (la capacité), mais de la mettre à sa disposition. Il planta donc au milieu du Jardin, l’arbre de la vie. C’est en consommant de cet arbre, que l’homme acquerrait donc la pleine vie de Dieu pour accomplir sa mission. Mais l’homme avait le choix entre l’acquisition de cette vie de Dieu ou alors le développement de ses facultés propres pour vivre par lui-même (Genèse 2 : 9). En d’autres termes l’homme avait le choix entre consommer l’arbre de la vie ou consommer l’arbre de la connaissance du bien et du mal (qui s’avèrera en fait être « l’arbre de la mort »). Nous connaissons la suite de l’histoire : l’homme s’égara en choisissant de vivre par lui-même. Et ne pouvant boire à deux sources différentes (opposées), il fut donc éloigné de l’arbre de la vie. Mais gloire soit à Dieu, ce ne fut que pour un temps, selon qu’il est écrit :
« J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité »
« Dieu fixe de nouveau un jour, aujourd’hui, en disant dans David si longtemps après, comme il est dit plus haut : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs. »
« Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. Comme le Père qui est vivant m'a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. C'est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n'en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts : celui qui mange ce pain vivra éternellement. [...] C'est l'esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. »
Oui à nouveau, Dieu a fait descendre au milieu de nous l’arbre de la vie, la véritable manne du ciel dont la consommation et rien d’autre que sa consommation permet d’avoir la vie. Et cet arbre, c’est le Christ, mais comme Il le dit si bien, les Ecritures utilisent un langage spirituel, car c’est au travers de Son Esprit vivifiant qu’Il nous transmet cette vie. Oui une fois encore, Dieu nous offre le choix ; notre avenir n’est donc plus la conséquence du choix regrettable de nos ancêtres, mais bel et bien celle de notre propre choix. Nous avons encore aujourd’hui à choisir entre Christ qui est la vie ou alors la mort qui consiste à continuer de vivre par nous-même, nous adossant sur notre intelligence propre, et notre attachement à notre pseudo-liberté qui n’est en fait qu’un esclavage de nos désirs.
Illustrations
Le Christ venant sur terre, avait une mission majeure, principale, essentielle, comme nous l’avons démontré tout au long de la première partie de notre article ; ce fut celle de nous sauver ; cependant, il avait également une mission connexe.
Le mission connexe du Seigneur Jésus-Christ fut de produire un modèle à quiconque accepterait le salut de Dieu, produire un modèle pour quiconque deviendrait son disciple : montrer comment dominer la terre, gouverner la création terrestre. Car par Christ, Dieu en restaurant à l’homme la vie sans laquelle il ne pouvait accomplir sa mission, lui restaurait également sa mission initiale : gouverner la terre, faire en sorte que la volonté de Dieu soit faite sur terre comme elle est faite au ciel.
Reconnaissons-le aussitôt, un article aussi modeste que celui-ci ne saurait faire la lumière sur l’ensemble des mystères que nous révèle la vie du Christ ; en revanche nous voulons mettre en relief l’un des points de cette mission, notamment celui consistant à nous révéler la dépendance à l’homme de l’accomplissement de la volonté divine sur terre.
Le Christ, bien qu’il fut Fils, décida de vivre comme nous, pour pourvoir pour nous à un modèle, pour nous révéler un certain nombre de choses sur notre nouvelle nature en lui, et sur notre vocation sur terre. Il voulut nous amener à réaliser qu’en tant que ses disciples, en tant qu’Epouse, quelle serait notre mission et comment nous devrions nous y atteler.
La Parole faite chair
Au travers de la vie de Moïse, l’image la plus prononcée du Christ dans l’Ancien Testament, Dieu a voulu nous révéler comment Son Fils aurait pu venir au milieu des Hommes des siècles plus tard. Un hébreu, issu du peuple de Dieu fut déposé dans un panier de fortune (improvisé) et mis en évidence où des Egyptiens, représentant ce monde pourraient le voir et l’adopter comme étant des leurs (Exode 2 : 1-10). En effet, le Christ venant du ciel aurait très bien pu descendre au milieu des hommes ayant déjà un corps tout constitué, un être tout enveloppé et se faire ainsi apercevoir par Marie dans une corbeille. Mais Dieu dans sa souveraineté en a décidé autrement. C’est l’Esprit de Dieu qui descendrait sur Terre pour assurer la conception miraculeuse du Christ dans le sein d’une femme. Pour faire descendre son propre Fils sur terre, pour assurer le salut de l’humanité tout entière, Dieu décida de mettre une femme à contribution, il fallait la « contribution » de l’Homme dans l’œuvre salvatrice divine. Le Fils de Dieu, conçu, venu au milieu des hommes par le sein de sa propre créature : fait incompréhensible pour l’intelligence humaine, au point que certains se sont laissés séduire en l’élevant au rang de « déesse », mais il en était rien, Dieu pourvoyait ainsi pour nous à un enseignement.
Le commencement du ministère du Christ
A la veille de son ministère, le Christ, bien qu’il fût Dieu, trouva « juste » (tels sont ses termes) que Jean le baptisât. Jean-Baptiste savait que le Christ était le Fils et que lui n’était que le serviteur. Il était conscient que l’Epoux, c’était le Christ, mais que lui, n’en était qu’un ami. Cependant dans sa souveraineté, Dieu voulut que ce fût un homme qui « introduisit » même son propre fils dans sa mission salvatrice pour l’humanité entière. Et Jean conscient de la Sagesse infinie de Dieu, se contenta d’obéir : le fils de Dieu fut baptisé par un simple homme, sa propre créature ; introduit dans sa vocation spirituelle, lui le Père des esprits, par l’entremise d’un simple « esprit humain » ; fait troublant pour l’intelligence humaine, mais Dieu nous produisait ainsi un enseignement.
La leçon du Christ
Dieu par le Christ, nous a ainsi révélé au prix fort, par un rabaissement insoupçonnable de son propre Fils, une leçon essentielle : L’accomplissement de la volonté de Dieu sur terre, doit impérativement passer par l’homme qui est son mandaté sur terre. Dieu a donné à l’homme une mission mais pour l’accomplir l’Homme a besoin de s’en remettre à Dieu en l’écoutant sans cesse, en se référant continuellement à Son Saint-Esprit qu’Il a déposé en nous. Ainsi donc autant Dieu dans sa souveraineté a décidé que tout passerait par l’homme à qui il a confié le gouvernement de la terre, autant l’homme régénéré en Christ doit réaliser qu’il ne dispose point en lui-même, c’est-à-dire dans sa chair, des ressources requises pour assurer sa mission et par conséquent chercher à s’en remettre sans cesse à Dieu, qui par son Esprit vivifiant en lui, le conduira en tout temps.
Cette leçon est bien ce que nous rencontrons tout au long de la vie du Christ : Bien qu’il fût Dieu, il n’avait de cesse de prier afin que Dieu le guide : il voulait pourvoir pour nous à un modèle. Bien qu’il fût Dieu, il n’avait de cesse d’invoquer son Père et de n’accomplir aucun miracle en son nom propre : il voulait pourvoir pour nous à un modèle.
L’homme et la femme
Pour finir, prenons l’image de l’homme et de la femme. Dieu en créant la femme à côté de l’homme n’a pas fait que doter l’homme d’une aide, il a une fois encore amplifier son image en l’homme.
Nous savons en effet, au-delà des considérations biologiques, que bien que l’homme dispose de la semence de la vie en lui-même, il ne peut pour autant pas manifester cette vie sans le concours de la femme. Il faut une femme pour porter cette vie dans son sein et au temps marqué, l’enfanter. L’homme porte la semence, mais la femme est la terre fertile indispensable à la manifestation de son fruit.
Dieu dans sa souveraineté, Dieu a donc souverainement décidé d’accomplir sa volonté sur terre au travers de l’homme. C’est cette allégorie notamment qu’a voulu nous illustrer l’apôtre Paul en ces termes :
« Mes enfants, pour qui j'éprouve de nouveau les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que Christ soit formé en vous »
« Vous n'êtes point à l'étroit au dedans de nous ; mais vos entrailles se sont rétrécies. »
Dieu attend donc de nous, que nous prenions conscience de la responsabilité immense qui est la nôtre, nous devons préserver notre virginité spirituelle qui est la pureté du cœur, en maintenant la communion avec lui au travers de son Saint-Esprit. Nous devons sans cesse intercéder afin que Dieu élargisse nos cœurs et qu’ainsi nous puissions vaillamment endurer la douleur de l’enfantement car Dieu a décidé que sa vie se répandra sur terre par notre sein.
Christ a déposé dans nos cœurs la semence de son Esprit, et il attend de nous, que nous lui enfantions des disciples, fils du Dieu très haut. Nous devons suivant le modèle qu’il a pourvu pour nous, mener une vie de prière outrancière, sans relâche afin de discerner sans cesse comment avancer, afin de plaider pour que les jeunes convertis ne tombent pas en tentation, afin qu’il nous donne la Sagesse pour leur donner le lait spirituel en son temps et de la nourriture solide en son temps ... Oui l’Eglise en tant qu’Epouse du Christ, a une responsabilité inouïe, puisse le Seigneur nous la révéler sans cesse et nous conduire à nous y atteler avec vaillance et foi.
Le pas à ne jamais franchir
Nous prenons à témoin le ciel et la terre, il n’est point question pour nous ici d’inciter quiconque à se laisser enfler le cœur d’orgueil et croire qu’il serait un dieu investi d’un pouvoir, d’une capacité, d’une gloire propre en lui. Non, non, non ! En revanche, nous affirmons et confirmons que Dieu a souverainement décidé, le plus souvent d’utiliser l’Homme sur qui Il déverse son Saint-Esprit pour accomplir sa volonté au milieu des hommes. Ainsi, c’est toujours Dieu seul, qui en Christ nous baptisera tant d’eau que d’Esprit ; mais le plus souvent, Il le fera en se servant d’un homme ; c’est Dieu qui en Christ, nous enseignera par son Saint-Esprit, mais très souvent Il le fera en se servant aussi d’enseignement qu’Il nous aura fait parvenir au moyen d’un homme ; c’est Dieu seul qui en Christ Jésus, veillera à notre bien-être spirituel et même notre nourriture et notre vêtement, mais dans la plus part des cas, Il veillera à mettre autour de nous des personnes qui auront Sa pensée et qui intercéderons pour nous dans le secret, ou même nous assisterons de leurs biens.
Alors, je vous en conjure, mes chers frères et sœurs, jamais ne nous laissons enfler le cœur en croyant que nous serions en nous-mêmes des personnes dignes ou d’une quelconque valeur propre. Nous bénéficions juste de la Grâce inouïe de Dieu d’être utilisés comme des vases par le Divin Potier qui Lui seul mérite toute la Gloire, nous sommes juste un Corps, dans lequel il a déposé son Saint-Esprit. Mais la Gloire n’est point au Corps, mais à la Tête, Elle sur qui repose l'Esprit agissant dans le Corps.
La Gloire, la Magnificence, l’Adoration et l’Acclamation soient au Père et au Christ, le Seigneur Jésus !
Amen !
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