Accessibility Tools

En tant que parent, lorsque nous nous souvenons de la somme d’erreurs et de mésaventures que nous avons connues dans la vie ; il nous vient de manière naturelle à l’idée, de faire tout cela qui est en notre pouvoir afin d’épargner à notre progéniture une expérience aussi douloureuse, voire tragique. Cela est une attitude en général positive et même louable.

Le danger cependant commence à paraître lorsque l’on en vient à la question de notre foi en Dieu. Qu’ils sont nombreux ces parents qui envoient leurs enfants à la catéchèse, à l’Eglise, souvent pour suivre des programmes pour jeunes ; se disant au fond d’eux-mêmes, que dans leur état de jeunesse, leur salut est encore possible ; mais que pour eux les parents, il n’y a plus grand-chose à faire, leur vie est derrière eux, leurs erreurs sont irrémédiables, leur cause est déjà entendue. En fait, ils sont comme découragés, lassés par la sensation qu’ils ne peuvent plus rien recommencer. De telles attitudes, nous les nourrissons souvent par rapport à nos enfants, et pour ceux qui n’en n’ont pas encore, rapport à leur cadets, neveux et autres proches. En fait cela est une ruse du malin pour nous égarer.

Lequel de nous, comme parent, accepterait en effet de perdre un enfant, supporterait de voir un de ses fils s’égarer ; en se consolant à l’idée que les autres auraient conserver une attitude vertueuse. Ne mettrait-il pas tout en œuvre, tant que Dieu lui prête vie, pour sauver cet enfant égaré ; pour ramener à la maison ce fils prodigue ?

Eh bien le Seigneur Jésus-Christ, en nous donnant la parabole du fils prodigue (Luc 15 :11-31), nous a également donné celle du berger et des 100 brebis (Luc 15 :4-10) ; pour une raison simple. Afin qu’en tant que parent, nous réalisions que nous sommes de la même nature que nos enfants, c’est-à-dire des brebis, et qu’un seul est d’une nature différente : Christ notre Berger. Ainsi donc, une brebis égarée ne saurait dire au Berger : « Non, contente-toi de conduire mon petit vers de bon pâturage, car mon sors à moi, est déjà scellé ». Non cela est impossible ; une brebis ne saurait remplacer une autre ; non chaque brebis est importante aux yeux du bon Berger. Une brebis égarée, qu’elle soit « grand-mère », « mère » ou « nourrisson », est tout simplement une brebis égarée.

Pour nous en convaincre, nous pouvons nous souvenir de l’histoire des deux Marie.

  • Au moment où Dieu nous appelle ; soit nous serons encore vierge de corps ; soit nous nous aurons déjà souillé le corps. Gloire soit à Dieu, il sait pourquoi il permet toute chose. Nul n’est pour autant plus grand que l’autre, c’est la Grâce de Dieu.
  • Au moment de notre salut ; nous pourrions avoir déjà escroqué nos semblables comme Zachée (Luc 19 : 8) ou alors avoir toujours être un homme sans fraude comme Nathanaël (Jean 1 : 47)
  • Au moment où le Christ se révèle à nous, nous pourrions avoir du sang sur les mains, comme Paul qui avait persécuté l’Eglise jusqu’à garder les vêtements de ceux qui lapidèrent Etienne (Actes 22 : 20) ; ou avoir toujours été un homme « bon ».

Cependant, avec un peu d’attention, nous reconnaîtrons que nul être n’est parfait, et que notre nature pécheresse est bel et bien manifeste dans des aspects spécifiques de notre vie. Aussi, que cette nature pécheresse se manifeste de manière tristement spectaculaire ou non, nous avons tous besoin de la même nature de Grâce du Seigneur Jésus-Christ. D'une part, le moindre de tes péchés était suffisamment grave pour nécessiter la mort du Seigneur Jésus ; d'autre part, le poids immense de l’ensemble de tes péchés, n’était pas non plus, au-dessus de la puissance du sang salvateur du Christ Jésus, lequel sang crie plus fort que « le sang versé » de chacune de tes victimes, plus fort que chacun de tes péchés.

Alors cher parent, oui intercède afin que chacun de tes fils, chacune de tes filles, ait une vie radieuse : c’est correct. Mais leurs vies, aussi merveilleuses qu’elles soient, ne remplaceront jamais la tienne. Dieu attend de toi, que toi aussi, tu vives la vie qu’Il te destine, qu’Il attend de toi ; que toi aussi espère en lui ; que toi aussi réalises, que comme Marie, tu peux quitter de statut de « prostitué (e) » à vaillant(e) servant(e) du Seigneur Jésus-Christ. Que ta vie passée ne te décourage point. Le Seigneur Jésus-Christ, même à ton âge peut réaliser des merveilles au travers de toi. Oui il veut encore t’utiliser pour accomplir ses desseins, ici-bas. Tu as une place irremplaçable dans la maison du Seigneur, même ton fils, ne saurait l’occuper ; car il a déjà sa place à lui, à occuper.

Au nom du Christ Jésus ! Amen !

Ajouter un Commentaire

Enregistrer