Le langage spirituel du Christ
Une attention que nous devrions particulièrement avoir en suivant les paroles du Christ et notamment telles que rapportées par l’Apôtre Jean, consiste à comprendre au-delà de ce qui paraît, cela que le Christ veut vraiment transmettre comme enseignement ou Parole.
Rencontre au Puits,
La Femme Samaritaine qui lors de sa rencontre avec le Christ (chapitre 4 : 3 à 43) a démontré qu’elle avait une certaine connaissance des Ecritures (Ecrites par Abraham et les autres prophètes reconnus à l’époque), savait certainement l’histoire des rencontres au puits. En effet, lorsqu’un étranger arrivait nouvellement dans une ville, il se rendait au Puits qui était le lieu par excellence pour rencontrer des gens : Le besoin commun de la communauté est l’eau, le point de rencontre de la communauté est le Puits, car l’eau est spécialement rare en zone désertique. Aussi la femme samaritaine pouvait s’imaginer rencontrer un « étranger » au Puits une personne ignorante de ses douloureuses mésaventures et qui pour une fois assouvirait véritablement sa soif d'un parfait compagnon ; après tout, n’est-ce pas auprès d’un Puits que Jacob, puis Moïse des siècles plus tard rencontrèrent celles qui quelques temps après devinrent leurs épouses ou encore, n’est-ce pas à un tel endroit que le serviteur d’Abraham rencontra Rebecca qui épousa Isaac. Aussi, lorsqu’elle rencontra ce « Monsieur » dont elle ignorait l’identité, elle pouvait espérer avoir enfin trouvé l’Homme parfait, qui peut-être serait cette fois son époux définitif.
Son espérance était presque fondée, seulement elle se trouvait en face de celui qui deviendrait l’Epoux de l’Eglise dont elle devriendrait alors un membre. Oui elle avait enfin trouvé l’Epoux parfait, mais non pour une relation charnelle ou l’assouvissement des désirs charnelle ; mais l’Epoux spirituel et pour l’assouvissement des besoins de son âme et de son Esprit.
L’eau qui désaltère,
Aller au puits est un acte quotidien sinon régulier, car constamment il faut s’approvisionner. La femme samaritaine, comme tous les habitants de la ville, devait donc constamment se rendre au Puits. Seulement voici, l’homme rencontré sur place lui parlait d’une eau qui étancherait définitivement sa soif, et qu’il pouvait lui procurer. Toutefois, à l’image de la question de l’époux soulignée plus haut, le Seigneur parlait d’une Eau spirituelle et non de l’eau minérale. En effet, comme nous le noterons tout au long de la première partie de cet article, le Seigneur avait cette extraordinaire manière de communiquer en évoquant des choses matérielles et naturelles pour faire référence à des choses spirituelles.
La meilleure des nourritures,
Plus tard, alors que le Seigneur s’était clairement révélé à la femme samaritaine, et qu’elle allait aussitôt annoncer la bonne nouvelle à toute la ville, ses disciples revinrent et proposèrent à manger au Seigneur qui leur répondit qu’il avait une autre nourriture à manger. Une fois encore, ses interlocuteurs furent perplexes. Jésus parlait non pas de la nourriture physique, mais spirituelle : faire la volonté de celui qui l’a envoyé, la volonté de Dieu tout puissant.
Cher lecteur, qu’est le meilleur de tes repas ?
La moisson,
Enfin toujours dans sa conversation avec ses disciples, le Seigneur fait référence à la moisson spirituelle, Dans le calendrier géographique il y’avait encore quatre mois avant la moisson, mais dans le calendrier spirituel, c’était déjà le temps de la moisson : les champs déjà blanchissaient.
Ce parallélisme peut aussi être constaté lors des noces de Cana. Mais l’une comme l’autre circonstance nous invite à invoquer la Grace de Dieu, afin que par les soins de son Saint-Esprit nous puissions comprendre les Paroles du Christ et surtout pour y obéir fidèlement.
Une expérience personnelle
Dans cette seconde partie de l'article, nous aborderons la question de l'expérience personnelle avec le Christ.
L’expérience personnelle de la femme Samaritaine avec Jésus
La femme Samaritaine avait jusques là eu des expériences intimes de nature charnelle, et qui malheureusement pour elle, l’avaient toutes laissée sur sa soif. Elle n’avait point trouvé l’Epoux au point de se résigner à vivre avec un homme qui ne s’était même plus donné la peine de l’épouser. Mais ce jour-là, au lieu du puits, elle allait faire une expérience cette fois de nature spirituelle, mais qui allait mettre en exergue son véritable besoin. Car cette femme en effet avait une profonde soif spirituelle dont nous pouvons aisément nous rendre compte en lisant attentivement le récit que nous rapporte l’apôtre Jean, (chapitre 4 : 3 à 43).
- Le premier marqueur se trouve dans cette parole du Seigneur : « Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire ! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t'aurait donné de l'eau vive » A travers cette Parole, le Seigneur fait savoir à la femme Samaritaine, qu’il est cette Personne à qui elle aurait bien aimé demander de l’eau vive, la Personne qui assouvirait complètement sa soif spirituelle. Malheureusement, elle ne comprend pas le langage spirituel du Seigneur et croit qu’il parle de l’eau naturelle, le Seigneur décide alors de manifester Sa Seigneurie en lui révélant les choses cachées de sa vie : « Tu as eu raison de dire : Je n'ai point de mari. Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. »
- Et c’est ici que le second marqueur apparaît : lorsque la femme réalise qu’elle a en face d’elle un prophète, elle expose aussitôt sa soif de vé-rité, elle pose une question qui sans doute faisait l’objet de discussion entre Samaritain et Juifs et qui la préoccupait au plus haut point, à savoir le lieu où il convenait d’adorer Dieu, Le lieu où l’adoration ren-due à Dieu lui était agréable : « Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne ; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. Femme, lui dit Jé-sus, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jé-rusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne con-naissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais ado-rateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adora-teurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité. »
La Parole du Seigneur qu’elle considérait désormais comme prophète ne lui satisfaisait toujours pas, car assurément les Samaritains avaient rencontré plusieurs prophètes juifs. Et c’est alors qu’elle révéla l’identité de celui à qui elle accorderait sans réserve sa foi. - « La femme lui dit : Je sais que le Messie doit venir (celui qu'on appelle Christ) ; quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses. Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle. » Cette dernière partie de l’échange entre la femme Samaritaine et le Christ, vient donc clairement et définitivement établir que cette femme avait dans son cœur de nombreuses questions au sujet du culte, de la Foi envers Dieu, qu’elle ne satisfaisait plus des réponses même de prophètes, mais attendait désormais avec ardeur l’avènement du Messie qui viendrait trancher toute question, qui annoncerait « toutes choses ». Et c’est pourquoi, le Seigneur Jésus fut conduit par le Saint-Esprit à ce puits et à cette heure précise, et c’est pourquoi le Saint-Esprit permit que cette femme soit à ce puits, à ce moment pré-cis ; ce qui ne manque pas de nous rappeler la rencontre entre le servi-teur d’Abraham et Rebecca qui deviendra la femme d’Isaac.
La femme Samaritaine, au puits, eut une expérience personnelle avec le Seigneur Jésus-Christ qui changea immédiatement sa vie, ses pers-pectives. Et dans sa joie, elle s’empressa de courir porter la bonne nouvelle à son peuple : « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait ; ne serait-ce point le Christ ? » - Le quatrième élément permettant d’attester que la femme Samaritaine avait une profonde soif spirituelle est une déclaration que le Seigneur Jésus fit lors de ses échanges avec ses disciples lorsque ceux-ci retour-nèrent après être cherché des vivres en ville : « Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson ? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. » En le faisant, le Seigneur indiquait ainsi à ses disciples, que cette femme Samaritaine et plusieurs autres de ses concitoyens avaient des cœurs prêts pour une véritable communion avec Dieu, ce qui se con-firma à l’issue du bref séjour que le Seigneur et ses disciples passèrent dans la ville.
Ainsi, le Seigneur Jésus fut conduit vers une femme qui à un moment de sa vie, commença de languir après une rencontre avec le Christ, dans l’espoir de recevoir de lui les révélations sur toutes choses, notamment le moyen d’adorer Dieu. Elle avait eu de nombreuses déceptions après plusieurs mariages sans lendemain, cependant sa préoccupation suprême n’était point un mariage parfait, mais plutôt d’adorer Dieu comme il convient, où il convient … Et Dieu exauça sa prière, il favorisa les circonstances afin qu’elle rencontrât celui qui effectivement était la réponse à toutes ses questions, des questions véritablement existentielles.
L’expérience personnelle avec Jésus, du reste du peuple Samaritain
Une fois que la femme samaritaine, avait porté la bonne nouvelle à ses concitoyens, plusieurs d’entre eux se convertirent. Toutefois, après que le Seigneur demeura quelques jours (plus exactement deux jours) avec eux, un plus grand nombre se convertirent et ils déclarèrent à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons ; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde. » (Jean 4 :42)
Dieu se sert presque toujours d’un ou plusieurs homme(s) pour nous apporter l’Evangile et nous conduire à la nouvelle naissance ou vers de nouvelles révélations du Père et de Son Christ. Cela peut être via des conversations comme avec la femme Samaritaine et ses concitoyens, cela peut être au moyen de la littérature chrétienne, des émissions radio ou télé, des traités évangéliques, … Mais lorsqu’il advient que nous nous convertissons effectivement, alors débute aussitôt une vie de communion intime avec Dieu par le Seigneur Jésus-Christ. Cette vie, cette expérience, très vite surplombera la révélation de départ que nous avions reçue. A titre d’illustration, si l’on recommande à une jeune demoiselle d'accepter la demande en mariage d’un jeune homme. Au bout d’un certain temps, elle demeurerait en mariage ou parlerait avec fierté de son conjoint, non plus en faisant référence à ce qui lui avait été dit à son sujet, mais exclusivement en faisant état de son expérience personnelle d'épouse à ses côtés. Par conséquent, quand même la personne qui le lui avait recommandé, viendrait à le saboter plus tard, elle n'y prêterait point garde, car elle saurait qui est son époux.
De la même manière, vous ne pouvez dire que vous avez abandonné la foi parce que la personne même qui vous avait annoncé l’Evangile était un faux frère ; non, cela signifierait que vous n’aviez jamais connu le Christ. Parce que le connaître, c’est aussitôt commencer une communion intime avec lui, qui sera la source de votre nouvelle vie. Pareillement, les Corinthiens qui se réclamaient les uns de Paul, les autres de Apollos, ou encore Céphas manifestaient ainsi leur immaturité spirituelle comme l’attestera d’ailleurs l’apôtre Paul (1 Corinthiens 1 : 11 à 13 ; 3 :3 à 9 et 21 à 23) ; car une fois que le Seigneur vous a accordé une révélation au travers de l’un de ses Serviteurs, une fois que vous aurez atteint la véritable communion avec Christ partant de cette révélation, alors tout en honorant l’enseignant de la Parole, vous reconnaîtriez néanmoins qu’il faudrait se garder de « mettre sa gloire dans des hommes » que le Christ en définitif reste seul celui du Nom de qui Son Eglise est baptisée, « Jésus, le Chef et le Consommateur de la foi » (Hébreux 12 :2)
O Dieu très Saint, donne-nous comme ces Samaritains, d’avoir chacun, une révélation personnelle de qui est le Christ. Bénis de grâce chacun de nous, nous accordant la Grâce de pouvoir bâtir une communion intime avec le Sauveur du monde. Que nous puissions clamer avec le témoignage de Ton Saint-Esprit, quelques minutes, heures, ou jours après chaque enseignement que tu nous aurais conduit à suivre, que « nous l’avons entendu nous-mêmes ». Et que de manière personnelle, nous puissions témoigner que le Christ est non seulement notre Sauveur, mais aussi notre Maître, Celui qui par Son Saint-Esprit nous enseigne en définitive toutes choses, fait de nous ses véritables disciples.
Au nom du Christ Jésus.
Amen !!!
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